|L'Idéal-O|

Le retour.
Le temps n'a plus aucune emprise sur moi, ni même de valeur.
Le quotidien.

De nouvelles connaissances, rire avec elles, pleurer pour d'autres raisons.
Les craintes. Toujours ici, mais scellées par des bras d'homme.
Redécouvrir sa terre. Apprécier chaque minute.
Inspirer profondément, ouvrir ses sens.
Je suis bien dans ce nouveau corps, cette nouvelle tête, cette nouvelle vie.
[Pas vous ?]

# Posted on Thursday, 17 July 2008 at 11:46 PM

Edited on Friday, 12 December 2008 at 2:04 PM

|There's a long, long road, to reach your house|

   |There's a long, long road, to reach your house|
Mes pieds s'enfoncent dans le sol, ma peau prend la dureté de lcorce, mes doigts sont désormais crochus. Il n'y a pas pire que l'attente. Elle me rend passive. Je m'enracine.
Ce vendredi passera très lentement, comme mon samedi, mon dimanche, mon lundi, mon mardi, mon mercredi et mon jeudi. Mon jeudi soir à l'aéroport jusqu'au vendredi matin sera le pire. Et quand je regarde en arrière et que je vois les jours comme de minuscules points, je me dis que ce n'est rien une semaine. Dans une semaine, à cette heure même, je gigoterai sur un banc pour essayer de gagner quelques heures de sommeil et ne pas ressembler à un pot de terreau quand on se verra. Une semaine c'est rien. On aura encore un au revoir déchirant, et ensuite, on ne se quittera plus jamais. Non, ce n'est rien. Mais encore une fois, il faut que je sois grande et que j'arrête de mordiller nerveusement ma mèche de cheveux, et que j'arrête de regarder le calendrier toutes les deux secondes pour voir si l'on a avancé ou pas.

J'
ai toujours entendu dire que les relations longue distance avaient peu de chance de subsister. Je suis la preuve que ces détraqueurs ont tord. Il n'y a rien de plus difficile qu'une relation à distance, mais elle se construit avec patience. C'est assez déroutant de vivre 15 jours de passion intense, et de se coucher un soir dans son lit dans un pays qui n'est pas le nôtre. C'est éreintant d'attendre que les jours passent jusqu'aux prochaines retrouvailles. Mais nous nous étions fait. Mars devait être notre ultime épreuve. 1 mois et 20 jours sans se voir. C'est une éternité. Une éterni depuis la dernière fois où je l'ai vu sourire et que j'ai pu caresser ce sourire de mes doigts, et que j'ai pu sentir la douceur de sa peau sur la mienne. J'ai essa de caresser son sourire sur l'écran. C'était froid et lisse.



D'ailleurs, quand j'y repense, avant les relations à distance m'allaient très bien. Elles étaient comme platoniques et sans danger pour moi. Ca manquait de chaleur mais ça me permettait de me sentir moins seule. Et puis il est arrivé, et depuis c'est comme un manque constant. Je me rappelle encore de ma premre nuit sans lui. J'avais l'impression de dormir dans un lit de la taille du monde. Tellement grand, tellement vide. J'ai cherché son odeur, j'ai même attendu toute la nuit qu'il vienne me réveiller avec des mots doux parce qu'il n'arrivait pas à dormir. Mais personne n'est venu. Et j'ai ts mal dormi.
Non
, une semaine ce n'est rien. Cela devrait passer aussi vite que l'on souffle sur une feuille d'arbre. Mes racines sont enroulés autour de sa pene. Ca rend fou les sentiments. Ca rend comme drogué. On repense aux moments, on imagine les futurs. On les imagine tous. Les moments de tendresse, de passion, de complicité ... On sait exactement comment cela va se passer.

J'
ai chan mes lecteurs. Oula oui. Je suis devenue différente. Presqu'un papillon. Vous auriez dû voir la te de la Caouét quand elle a apeu mes nouvelles ailes. Les couleurs sont les mêmes, mais les formes sont plus féminines. Enfin, ce n'est pas encore ça niveau chaussures, il faut du temps pour s'adapter aux talons aiguilles.
J'ai couvert qu'il n'y a rien de plus satisfaisant que de plaire à celui qu'on aime. De le voir vous vorer des yeux au point que vous en trembliez sur place. J'aicouvert tout ce que nombreuses femmes ont mis des années à couvrir. Allez, j'ai hâte de m'envoler vers lui.



[Butterflies instead]

# Posted on Thursday, 27 March 2008 at 8:49 PM

|Là l'on dépose les sons|

Quelques mots le temps de cette chanson. L'écouter m'a réveillé une de ces émotions que j'aime partager. Peu d'articles, oui, car la fatigue me rend paresseuse. Je lambine devant l'écran, je clique mollement sur les liens. J'ai photographié il y a peu. Cela me démangeait. Depuis l'Irlande, le temps passe lentement. Mes élèves me font de plus en plus comprendre qu'ils m'aiment, car je suis française, et donc unique. J'aime le travail.
Cela ne m'a pas empêché de prendre mon billet de retour définitif pour la France.
En attendant, j'occupe mon temps à loucher sur le mois d'avril. Car un mois loin de lui semble années.
Années me rendent peu patiente, et peu patiente, je deviens autre. Je me répète comme un vieux disque rouillé.
Allez, je me secoue.

[I'm a Queen, but I don't know the rules]

# Posted on Sunday, 23 March 2008 at 3:20 PM

|Ecriture facile|

Je laisse, je laisse s'évaporer ce qui me semble inutile, et je redécouvre le goût des choses. Moi aussi, j'ai comme la poitrine qui m'oppresse. J'ai comme le même nom dans la tête, et comme les mêmes peurs. Je me dis lucide, je me vois aveuglée. Oui, je suis aveugle des choses, des gens. Je tâtonne et mon inexpérience fait que je déclare comme établies des choses qui ne le sont pas.
J
e suis une petite fille gâtée dans mes relations. Toujours l'attention sur moi. Moi, moi moi. Celle qui fait rire pour se rendre ridicule rien que pour que les gens la regardent. Celle qui prêtait toujours attention à son physique de fon superficielle. Celle qui veut être originale et qui veut le prouver dans son apparence. Celle qui veut être douée et unique. Celle qui veut toujours être "tu es la premre avec qui je ressens toutes ces choses". Celle qui s'enfonce dans son mal-être quand elle se sent seule ou rejetée.
B
ien r que j'ai peur de vous. Vous m'intriguez. Je veux vous plaire.
A
lors je me lance comme une catin dans vos bras, et je vous couvre de mon air enjo.
J'ai toujours cru que chacun de nous avait une part très noire. Pas seulement quelques personnes. Toutes. On ne peut faire confiance à personne. C'est ainsi que je voyais les choses. Et il est arrivé. Il m'a dit d'être positive. C'est marrant de me dire que je n'ai jamais été positive, alors que j'ai toujours été la fille au grand sourire. Toujours été la fille qui fait rire quand on va mal. Toujours été la fille qui va bien. Jusqu ces crises. Je me détache d'elles. Alors je veux croire que tout est possible, et que tout peut-être beau. Je nuance ma luminosité et mon contraste, je lance un filet dans la foule. Voyons les spécimens qu'il m'apportera. Je m'abandonne dans leurs ondes, j'essaie de capter si je m'en sors plus forte ou vidée. Mais même avec la meilleure volonté du monde, on essaie toujours très dur, mais on ne sent pas qu'on change. Il y a toujours des moments où on craque, où on se laisse aller. Et on se rattrape avec un sourire penaud, on s'excuse. Le c½ur rongé par les remords de nos anciens sentiments. On se mord l'intérieur des joues et on se dit qu'on ne va plus recommencer.

Je veux juste être celle qui pour toi, sera l'unique, sera la seule. Je tuerais tout ce mauvais côté de moi pour y arriver, et c'est les mains couvertes de sang, le visage le et le sourire fi que j'arriverai, plus forte, à tes côtés. Et ce sacrifice me sauvera, car ainsi je verrai comme toi. Tu vois, c'est moi. Regarde mon cocon, je le construis grâce à toi, il reste des trous dus à ces peurs que j'étouffe. Mais j'ai hâte de m'y plonger et de ressortir, non pas difrente, mais plus aimante afin d'être celle dont tu as toujours rêvée. Et enfin de parvenir ce pour quoi je me dis être née: "être l'unique pour quelqu'un".

Je me suis coupée aujourd'hui, j'aurai voulu que tu sois là.

[.]

# Posted on Wednesday, 27 February 2008 at 6:37 PM

|Poignée de terre|

  |Poignée de terre|
J'ai tendu mes mains vers les siennes, et j'ai respiré d'un coup plus librement.
P
endant 7 jours près d'elle, dans ce pays où l'herbe est si verte.
Et j'avais tellement de choses à partager, et si peu de temps.
M
on corps et mon esprit sont composés de trois personnes: celui que j'aime, celle que j'aime, et moi-même.
Je suis loin des deux, je suis donc loin de moi-même. J'ai beau me recentrer sur les couleurs qui m'entourent, je sens des bribes de mon essence qui volent en éclats.
Et là-bas ... tout semblait si facile.
Comme cet é, ces quelques jours que j'ai pas avec eux deux, en même temps. J'ai cru mourir de bonheur.

Et comme si je ne pouvais rien lui cacher, comme si je me trahissais moi-même, je me surprends à faire exploser la véracité de mes mensonges. Et comme elle me regarde alors que je me tiens la tête: "Marjorie, j'ai senti un truc dans ma tête, ça y est j'y passe", et qu'elle rit, et que j'en ris aussi, et que finalement ça passe.
Les fous rires d'adolescentes, les messes basses tard le soir.
Les grands secrets, les petits mots.
Les mêmes pensées, au même moment.


Alors à quoi ça sert de se plaindre et de broyer du noir, quand on est entouré des deux personnes les plus importantes au monde qui se partage mon palpitant ?
L'amour, l'amitié. Une fusion parfaite.
Alors quand je sens mon corps s'affoler et ma raison s'effriter, je concentre mon énergie, et là, je réalise.
Ce qui doit arriver, arrivera.
Mais que ce soit le plus tard possible.



[Cannot turn back time]

# Posted on Wednesday, 27 February 2008 at 5:20 PM